samedi, novembre 11, 2017

Novembre 1917: « Mais quelle forêt! On dirait qu’il y est passé un cyclone»


Pierre Welker était originaire de Blâmont, village évacué pendant la Première Guerre. Extrait d’une lettre adressée à sa mère:

Le 27 novembre 1917

«Le secteur n’est pas trop mauvais, cela peut aller. Où nous sommes il y a quelques gourbis où l’on peut s’abriter du mauvais temps.  En ce moment nous avons un temps de chien, de la flotte tous les jours. Aujourd’hui il est tombé un peu de neige, la première cette année. Il n’y a [pas?] de boyaux pour aller en ligne,  on passe tout à découvert. Il est vrai que l’on est un peu masqués par le bois mais quelle forêt! On dirait qu’il y est passé un cyclone. Pas un arbre qui n’est pas touché ou en miettes. »

mercredi, novembre 08, 2017

Semis imprévus



Entre les feuilles des violettes, un pied de tomates s'est installé. Je ne l'avais pas remarqué. Il a fleuri fin octobre.  À l'ombre, bien trop tard dans la saison pour donner des fruits. 
Je n'ai pas cultivé de tomates cette année. Petits mystères du jardin.

Dans un pot oublié où ne restait que de la terre,  un oxalis. Son feuillage est mis en valeur par le contenant. Il se détache mieux à vingt centimètres du sol.

De la terre, un récipient. Ne plus intervenir.
Quand la démarche est volontaire on peut parler d'attrape-plante.  Mot inventé par Roger Latour et lu sur son beau blog, Flora urbana. Le mien n'est qu'un modèle pour paresseux.



lundi, octobre 30, 2017

Délices de l'automne, le giraumon d'Eysines

Merci à Kokopelli qui m'autorise à publier cette photo,
 issue de son catalogue de graines (lien à la fin du billet) 


Courge, giraumon, potiron, sous quelque nom que l'on trouve cette variété, elle est délicieuse. On la cultive dans le Sud-Ouest depuis le XIXe siècle. 
Elle figure dans un ouvrage publié en 1883 dont le titre complet est en lui-même une promenade:
Description des plantes potagères par Vilmorin-Andrieux et Cie, marchands grainiers, Quai de la Megisserie, 30, à Paris. 

Un dessin très précis accompagne la description:


 «Courge brodée galeuse, synonyme: giraumon galeux d'Eysines:
Plante vigoureuse, à tige atteignant 4 à 5 mètres; feuilles grandes, d'un vert foncé, à contours arrondis ou quelquefois ondulés. Cette variété, d'origine bordelaise, est évidement très voisine du giraumon ;  elle en diffère néanmoins par certains caractères très accusés. D'abord le renflement de la partie supérieure est très peu développé ou manque souvent ; ensuite toute la surface du fruit au moment de la maturité, est couverte d'excroissances d'aspect subéreux analogues à celles qui se montrent sur les melons dits brodés : cette particularité suffit à donner à la C. brodée galeuse un aspect très distinct. La chair en est jaune orangé, très épaisse,  très sucrée et d'un qualité excellente.»


lundi, octobre 09, 2017

Automne, suite



Côté rue, des abélias. Le long du grillage qu'ils masquent en partie. Clôture légère, arbuste qui s'adapte aux petits jardins comme à ce parc.
La variété venue de Chine attire les papillons. Comme les nombreuses variétés proposées à la vente qui en sont issues.


lundi, octobre 02, 2017

Automne dans un jardin public



 Un mur longe le jardin. Assez large pour retenir un moment  les feuilles qui  tombent.  Assez bas pour que le promeneur puisse regarder les végétaux qui s'y sont installés. Sans se livrer à la moindre acrobatie.  Les mousses ont tracé une longue fresque. Les feuilles y dessinent des lignes changeantes, éphémères.

Dans l'eau d'un minuscule canal, d'autres plantes. Certaines y sont installées.  Personne ne m'a dit leur nom. Elles retiennent un instant les tiges et les feuillages. Compositions fragiles. Le léger courant les modifiera, les emportera. 


samedi, septembre 30, 2017

Trace et mémoire des simples, Pierre Zanzucchi




EXPOSITION, JUSQU'AU 19 OCTOBRE PROCHAIN

Société Nationale d'Horticulture de France

 
La poussière des végétaux et leur papier d’origine. Aucun autre matériau n'a été utilisé. La mémoire des couleurs. Les gestes du peintre.

 «A la faculté de Pharmacie de l’Université Paris Descartes, j’ai entrouvert un herbier où s’était décomposée en silence, entre des feuilles de papier vieillies par le temps, la matière disparue de tiges, de fleurs, de pétales, d’étamines…
Prisonnière, leur lumière intérieure s’était inscrite dans le papier ne laissant plus qu’une trace imaginée.
Leurs vies mystérieuses se réveillaient sous mon regard.
Le papier –  sa texture, son vieillissement, son bruissement, sa couleur, son incertitude, sa fragilité – devenait le support de mon travail. Il me fallait suivre la trace de l’âme laissée par ces herbes disparues.
J’ai choisi les feuilles où l’empreinte de l’herbe s’accordait à l’énergie de mon trait. Une vie végétale antérieure surgissait encore de la forme originelle.
Mon doigt, ma main, ont dessiné. Tout devenait peinture.
Et là, dans ce silence, naissait la nouvelle énergie des plantes, dépôt de l’âme…testament des herbes disparues;»

Pierre Zanzucchi 

vendredi, août 25, 2017

Les chevreuils aiment les rosiers, à leur façon

Photo: Andeas Eichler (wikimedia)

 disposer une clôture d'1,70 m de hauteur minimum tout autour du jardin. On peut l'habiller d'une haie. 

Personnellement j'ajouterais: découper un minuscule passage à la base du grillage, pour permettre aux hérissons de circuler.


(Source: un article publié par le Figaro il y a quelques années)